CRIME CONTRE L’HUMANITÉ: LA FRANCE S’ABSTIENT, les USA VOTENT CONTRE….
L’Assemblée Générale de l’ONU a déclaré, mercredi 25 mars que la traite des esclaves est considérée comme le plus grave crime contre l’humanité, un combat sous le leadership du Ghana et de l’Union Africaine.
La France, l’Espagne, le Portugal se sont abstenus lors du vote tandis que les États Unis, Israël et Argentine ont voté cette résolution qui condamne les crimes esclavagistes commis par les anciens colonisateurs. Ces derniers ont tous une histoire liée avec l’esclavage et la colonisation.
La France avait colonisé plusieurs pays francophones dont le Senégal, l’Algerie, les Mali etc… où des exécutions extrajudiciaires, des pillages de ressources, plusieurs cas de tortures ont été commises contre les africains. Quant à l’Argentine, l’un des crimes barbares contre les noirs a été oublié de l’histoire. Il s’agit du génocide des noirs en Argentine où plusieurs personnes ont été massacrés entre 1868 et 1874 en les forçant à intégrer l’armée où la maladie effaçait les noirs en l’absence des soins de santé. Domingo Sarmiento qui dirigeait l’Argentine à cette époque, prônait l’extermination des noirs afin d’aboutir au blanchissement de la population.
Cette résolution revêt d’une importance stratégique car elle reconnaît les conséquences de la traite des esclaves et du colonialisme.
L’abstention de plusieurs pays européens, dont la France, la Belgique, ainsi que les votes négatifs des États-Unis, d’Israël et de l’Argentine lors de l’Assemblée Générale de l’ONU, suscitent une vive polémique au sein de la communauté africaine. Selon le coordinateur de l’ONG Urgence Panafricaniste/Section Sénégal, Khadim Mbacké Sall, l’abstention des anciens colonisateurs et leurs alliés montrent leurs réticences persistantes. « L’abstention de pays comme la France et plusieurs États européens n’est pas un simple choix diplomatique neutre. C’est un acte politique lourd de sens » déclare Khadim Mbacké Sall. Pour lui, l’absence de vote traduit une double volonté : celle d’assumer «leur responsabilité historique dans la traite négrière» et de contrôler «le récit historique pour préserver leurs intérêts actuels»
Le Panafricaniste a tenu à souligner les causes réelles de ces abstentions. «Elle traduit aussi une peur des conséquences juridiques, morales et financières.» affirme-t-il. Khadim Bamba Sall poursuit que reconnaître la traite transatlantique comme le «crime le plus grave contre l’humanité» reviendrait, selon lui, à bouleverser l’ordre moral international. Le coordinateur de l’ONG Urgence Panafricaniste estime que cette abstention est une tentative de «retarder une justice historique qui devient inévitable».
Les pays européens n’ont pas assumé leur position tandis que d’autres États ont clairement montré leur opposition face à cette résolution. Khadim Bamba Sall traite le vote contre de pays comme les États Unis, Israël et l’Argentine, de «refus clairement assumé». Il a souligné l’impérialisme de la première puissance mondiale. «Les Etats Unis ont construits leur puissance sur l’exploitation des africains réduits en esclavage. Aujourd’hui, cette logique ne disparaît pas, elle se transforme.» explique Khadim Mbacké Sall, qui pense qu’il s’agit d’un «impérialisme moderne, économique, militaire et culturel.»
Le coordinateur de l’ONG Urgence Panafricaniste / Section Sénégal explique ce vote montre la «continuité d’un système de domination globale» où les grandes qui fixent les règles du jeu international, ont montré une opposition à toute remise en question position morale et géopolitique.
Face aux refus de reconnaissance des anciens colonisateurs, Khadim Bamba Sall fait un appel solennel à la jeunesse africaine qu’il exhorte à «se réapproprier son histoire afin de comprendre la traite, la colonisation et leurs conséquences actuelles pour déconstruire les récits imposés». Le coordinateur de l’ONG Urgence Panafricaniste / Senegal estime que la jeunesse africaine doit lutter contre les «élites complices du colonialisme» et appelle à la constitution d’un «État Fédéral Africain» qu’il a tenu à présenter comme la «seule issue pour la libération de l’Afrique» reprenant ainsi la vision panafricaniste du père de l’indépendance ghanéenne, Kwame Nkrumah.
Cette résolution de l’ONU intervient dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales. Bien que les abstentions et les oppositions frontales des anciens bourreaux ont saboté la résolution, la reconnaissance de la traite des esclaves comme «crime le plus grave contre l’humanité» est une victoire diplomatique de l’Afrique.
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