TRAHISON AU VENEZUELA : MADURO ENLEVÉ, DELCY RODRÍGUEZ, NOUVELLE FIGURE DU POUVOIR SOUS INFLUENCE AMÉRICAINE
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis auraient lancé une attaque contre le Venezuela, aboutissant à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse.
Selon plusieurs sources, Washington aurait infiltré le cercle rapproché du chef de l’État afin d’observer sa routine quotidienne. Cette opération, baptisée « Absolute Resolve », aurait mobilisé des avions de chasse et des bombardiers pour détruire des infrastructures militaires vénézuéliennes, notamment les systèmes de défense aérienne.
Cette offensive aurait été facilitée par la collaboration d’anciens alliés de Maduro au sein des plus hautes sphères de l’État, impliquant des responsables militaires et civils de premier plan.
L’objectif de cette intervention serait double : affaiblir l’influence chinoise en Amérique latine et repositionner les intérêts américains dans une région stratégique. Le pétrole vénézuélien représente en effet un enjeu majeur, notamment pour Chine, qui dépend largement des exportations de Caracas pour ses besoins énergétiques.
À la suite de la chute de Maduro, la vice-présidente Delcy Rodríguez a pris les rênes du pouvoir par intérim. Dès son installation, elle a engagé une série de réformes marquant une rupture avec la ligne politique de son prédécesseur.
Parmi les mesures les plus significatives figure l’adoption d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures, ouvrant le secteur aux investisseurs privés et étrangers. Cette réforme met fin au monopole de l’entreprise publique Petróleos de Venezuela SA et permet aux acteurs privés de participer à la production, à la commercialisation et à la fixation des prix du pétrole, selon Euronews. Une orientation qui rompt avec la doctrine « chaviste », historiquement fondée sur la nationalisation des ressources stratégiques.
Delcy Rodríguez a également procédé à un remaniement en profondeur des secteurs de la Défense et de l’Énergie, écartant plusieurs figures proches de Maduro. Le cas le plus notable reste le limogeage du ministre de la Défense, Vladimir Padrino López, intervenu le 18 mars 2026. Ce dernier avait dirigé l’armée vénézuélienne pendant près de dix ans.
Pour lui succéder, Rodríguez a nommé le général Gustavo González López, ancien chef du contre-espionnage et de la garde présidentielle. Selon Agence France-Presse, citée par Radio-Canada, il serait considéré par certains analystes comme « un homme des États-Unis au sein des forces armées vénézuéliennes ».
La question demeure : Delcy Rodríguez a-t-elle répondu aux attentes de Washington ?
Pour certains observateurs, la rapidité de l’opération américaine marquée par la neutralisation des défenses aériennes, des coupures d’électricité et l’absence de réaction significative des forces armées, soulève des interrogations sur d’éventuelles complicités internes.
Des informations relayées par The Guardian évoquent également des contacts antérieurs entre Rodríguez et l’ancien président américain Donald Trump. Le média britannique rapporte notamment des discussions autour d’une transition politique, incluant la possibilité pour Rodríguez de diriger un gouvernement intérimaire en cas de départ de Maduro.
Dans ce contexte, les États-Unis semblent avoir atteint plusieurs objectifs stratégiques : reprendre pied dans le secteur pétrolier vénézuélien et réduire l’influence chinoise dans la région, sur fond de rivalité croissante entre grandes puissances.
Au-delà du cas vénézuélien, cette situation s’inscrit dans un affrontement économique global. Le système du pétrodollar, pilier de la puissance américaine, est progressivement contesté par des acteurs comme les BRICS. Des pays comme la Russie ou l’Iran privilégient désormais des transactions en monnaies alternatives, tandis que la Chine développe son propre système de paiement international.
Dans ce contexte, toute remise en cause du pétrodollar est perçue comme une ligne rouge par Washington, qui n’hésite pas à soutenir des changements de régime dans les pays contestant cet ordre économique.
L’enlèvement présumé de Nicolás Maduro marque ainsi un tournant majeur et pourrait permettre aux États-Unis de se repositionner durablement en Amérique latine.
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