Chargement en cours

Pénurie mondiale : l’Afrique devient incontournable dans la guerre du Lithium

Pénurie mondiale : l’Afrique devient incontournable dans la guerre du Lithium

L’Afrique s’affirme progressivement comme un acteur majeur du marché mondial des minéraux pour batteries, alors que de nouvelles prévisions alertent sur d’éventuelles pénuries de lithium dès 2028.

Comme le rapporte APAnews, d’après les analyses du cabinet Wood Mackenzie, la demande mondiale de lithium devrait fortement croître sous l’effet de la transition énergétique, pour atteindre plus de 13 millions de tonnes d’ici 2050, un niveau bien supérieur aux capacités actuelles d’approvisionnement, sauf en cas d’investissements rapides et conséquents.

Dans ce contexte, l’expansion des projets de lithium en Afrique intervient à un moment stratégique. En 2025, le continent a constitué la principale source de nouvelle offre mondiale, avec une production surpassant celle des autres régions réunies. Cette dynamique place désormais les producteurs africains au cœur des efforts visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement pour les batteries et les véhicules électriques.

Plusieurs pays accélèrent le développement de projets d’envergure pour combler le déficit à venir. En République démocratique du Congo, le projet de Manono , l’un des plus vastes gisements de lithium en roche dure devrait entrer en production entre 2026 et 2027, marquant l’arrivée du pays sur ce marché.

Le Mali renforce également sa position avec les projets de Bougouni et de Goulamina, dont les extensions pourraient porter la production combinée à près d’un million de tonnes de concentré par an. De son côté, le Ghana prévoit de rejoindre les producteurs grâce au projet Ewoyaa, attendu pour 2027.

Le Zimbabwe, déjà premier producteur africain de lithium, resserre quant à lui sa réglementation sur les exportations afin de favoriser la transformation locale et de capter davantage de valeur ajoutée.

Selon Wood Mackenzie, même dans un scénario de transition énergétique modérée, l’équilibre du marché du lithium ne serait maintenu que jusqu’au milieu des années 2030, avant de basculer en déficit. Dans un scénario plus rapide, des tensions pourraient apparaître dès les prochaines années. Le cabinet estime que 276 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires à l’échelle mondiale pour éviter des ruptures d’approvisionnement.

Portée par de nombreux projets en développement et des politiques favorisant la transformation locale, l’Afrique apparaît ainsi de plus en plus incontournable pour répondre à la demande future. Ces enjeux seront au centre des discussions lors de la Semaine africaine des mines 2026, en octobre au Cap, où investisseurs et décideurs examineront les opportunités de partenariat sur l’ensemble de la chaîne de valeur des matériaux pour batteries.

Share this content:

Laisser un commentaire