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Bombardement de Khartoum : le Soudan dénonce les Émirats arabes unis et l’Éthiopie, preuves à l’appui 

Bombardement de Khartoum : le Soudan dénonce les Émirats arabes unis et l’Éthiopie, preuves à l’appui 

Le Soudan accuse les Émirats arabes unis et l’Éthiopie d’avoir bombardé l’aéroport de Khartoum à l’aide de drones, le 4 mai 2026.

Selon l’Agence de presse soudanaise, le porte-parole officiel des forces armées, le brigadier général Asim Awad Abd al-Wahab, a présenté au peuple ainsi qu’à l’opinion publique régionale et internationale un ensemble de preuves documentées établissant l’implication des Émirats arabes unis et de l’Éthiopie dans l’agression contre le Soudan.

Le brigadier général Asim Awad Abd al-Wahab a indiqué que, depuis le 1er mars de cette année, trois drones ont décollé de l’aéroport éthiopien de Bahir Dar à destination des régions du Nil Blanc, du Nil Bleu, du nord du Kordofan et du sud du Kordofan. L’un de ces drones a été détruit le 17 mars par les forces armées soudanaises, rapporte l’agence de presse soudanaise.

Le média d’État soudanais précise que le fabricant, interrogé, a indiqué que le drone portant le numéro S88 appartient aux Émirats arabes unis et a été utilisé depuis le territoire éthiopien, à partir de l’aéroport de Bahir Dar ; les données en ont clarifié le point de départ.

L’Éthiopie a été accusée par plusieurs observateurs de soutenir les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Hemedti, avec la complicité des Émirats arabes unis. Selon les experts de l’université de Yale, ces cinq derniers mois, des arrivées répétées de poids lourds déchargeant des conteneurs et des véhicules de type pick-up, couramment utilisés par les groupes armés ont été observées, rapporte Radio France Internationale.

Cette attaque de drones contre l’aéroport international de Khartoum intervient dans un contexte difficile où les forces armées soudanaises, dirigées par le général Burhan, font face aux Forces de soutien rapide, dirigées par le général Hemedti, avec un soutien présumé de l’Éthiopie et des Émirats arabes unis.

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