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Des acteurs Panafricanistes fustigent le colonialisme français en Afrique.

Des acteurs Panafricanistes fustigent le colonialisme français en Afrique.

Le 25 février 2026, une conférence en ligne a réuni chercheurs, analystes et acteurs Panafricanistes autour d’un sujet sensible : les accusations selon lesquelles la France tenterait de déstabiliser certains États africains. Pendant près d’une heure trente, les intervenants ont examiné les dimensions historiques, politiques et géopolitiques de ces allégations.

Dès l’ouverture, le débat a été replacé dans son contexte historique. L’héritage colonial et la politique souvent qualifiée de « Françafrique » ont été présentés comme des éléments majeurs expliquant la persistance d’une méfiance envers Paris dans plusieurs pays africains. Selon les intervenants, cette mémoire collective continue d’influencer les perceptions actuelles des relations franco-africaines.

Pour les intervenants, le modèle de la Françafrique vit ses dernières heures. Le Pr Paul Bekima, président de l’Institut d’Analyse Stratégique Khepera, la France est dans une campagne de fabrication d’instabilité. Son économie est en lambeau. Il poursuit que la diplomatie agressive de la France est le signe d’une fébrile psychologique.

Les intervenants ont cité des rapports de renseignements russes évoquant des plans de la DGSE visant à déstabiliser des pays comme le Burkina Faso, le Mali ou le Niger ou bien encore des dirigeants africains indésirables. Me Corine souligne l’obstination française à ne pas reconnaître la souveraineté des États de l’Alliance des États du Sahel (AES) en déclarant que le divorce est consommé mais la France veut rester dans la maison. Quant à Egountchi Behanzin, l’AES est dans le viseur de la France. Et Paris a toujours les moyens de se projeter, d’anticiper nos faits et gestes.

L’un des points les plus polémiques de la conférence a concerné l’implication de l’Ukraine dans le conflit au Sahel. Les panelistes ont dénoncé le soutien de Kiev à des groupes armés terroristes.

Selon Behanzin ces groupes ne sont pas des « séparatistes » mais des « terroristes » utilisés comme pions par des puissances occidentales et leurs alliés pour déstabiliser le Sahel.

La question des ressources naturelles a été centrale. Avec la perte de l’accès privilégié à l’uranium du Niger et à l’or du Mali, la France voit ses piliers stratégiques s’effondrer.
Selon Boukari Ouedraogo, la France refuse d’instaurer une coopération d’égal à égal, préférant maintenir des valets locaux au pouvoir. Cependant, la montée en puissance de la multipolarité offre désormais à l’Afrique des alternatives diplomatiques et économiques avec des partenaires comme la Fédération de Russie ou la Chine.

Les intervenants ont fustigé une restriction de la liberté d’expression politique pour les membres de la diaspora. Behanzin a déclaré qu’il vit sous sanction de l’Union Européenne et n’arrive pas à voir ses enfants puisqu’il est interdit d’entrer en France. L’activiste Panafricaniste a témoigné de la « négrophobie » et de la « discrimination raciale » dont feraient l’objet ceux qui dénoncent la politique africaine de la France sur son propre sol.

En conclusion, la conférence a mis en lumière la complexité des relations franco-africaines et la nécessité d’un débat fondé sur des faits vérifiables, loin des simplifications idéologiques.

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