Deux drones chargés d’explosifs prêts à frapper : les FAMA les réduisent en miettes
L’armée malienne a neutralisé deux drones kamikazes à Gao lundi 23 mars.
Selon un communiqué publié sur le site Fama.ml, le commandement du PCIAT-Est et celui du secteur 1 de l’opération Dougoukoloko ont découvert grâce à des renseignements humains, des sites de lancement de drones kamikazes à Gao. Deux drones kamikazes, qui contenaient des charges explosives, ont été détruits.
Sur place, les militaires maliens ont également découverts des effets personnels appartenant à des terroristes, ce qui confirme la présence récente par les groupes armés terroristes dans cette zone.
Le commandement militaire a tenu à saluer «l’engagement de la population de la ville de GAO aux côtés des FAMa dans la lutte contre les forces du mal.» Cette action montre que les civils doivent être associés à la lutte contre le terrorisme car ils peuvent aider les forces armées nationales à avoir des renseignements précis qui peuvent être déterminants.
Les drones kamikazes sont entrain de faire des dégâts meurtriers au Sahel. Les terroristes les utilisent pour frapper des sites militaires et des convois militaires m, causant des morts et des blessés. L’utilisation de ces drones kamikazes est un savoir faire importé. Selon certains analystes, il y aurait la présence d’instructeurs ukrainiens au Sahel qui forment des terroristes à l’utilisation des drones FPV. Ce type de drone, qui coûte moins cher, a fait ses preuves sur le champ de bataille, que ce soit en Ukraine, au Sahel ou encore dans la guerre actuelle au Moyen Orient où l’Iran l’utilise pour détruire des sites militaires américains situés dans les pays du Golfe. Cette nouvelle technique de guerre permet aux groupes armés terroristes de frapper leur cibles sans risquer leurs hommes.
Nous assistons au sahel à une nouveau type de guerre hybride avec un changement total de la donne sécuritaire. Les groupes armés terroristes, avec leurs drones kamikazes, contournent la supériorité aérienne des armées conventionnelles. D’où la necessité d’une coopération régionale en matière de renseignement et guerre électronique.
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