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Connexion entre Cartels de Drogue Sud-Américain et Groupes Armés Terroristes en Afrique de l’Ouest

Connexion entre Cartels de Drogue Sud-Américain et Groupes Armés Terroristes en Afrique de l’Ouest

Depuis des années, plusieurs rapports indiquent qu’ils existent une connexion entre les cartels sud-américains et les groupes armés terroristes au Sahel pour trafic de cocaïne.

En parcourant plusieurs rapports, les flux de cocaïne ont été multipliés par six depuis 2024. Il faut noter qu’il existerait des cartels mexicains qui se sont implantés en Afrique. Parmi les cartels mexicains installés en Afrique, nous pouvons citer : SINALOA et CJNG. Ces cartels mexicains ont des laboratoires de méthamphétamine implantés en Afrique. Ils ont déplacé leur production dans le continent. Dans certains pays africains, des opérations anti-drogue ont permis de démanteler leurs installations. Les cartels mexicains se sont implantés en Afrique pour échapper à la surveillance des Etats Unis et du Mexique. L’Afrique compte un grand marché de consommation de drogue où la jeunesse est en train d’y plonger. En mai 2026, les autorités nigérianes ont annoncé avoir arrêté trois ressortissants mexicains et six autres personnes dans un laboratoire de méthamphétamine d’échelle industrielle dans la forêt d’Abidagba, État d’Ogun.

Dans la géographie du narcotrafic en Afrique de l’Ouest, il y a des Etats qui ont montré leur faiblesse contre le trafic illicite. La Guinée Bissau est considérée par plusieurs analystes comme étant, le premier point d’entrée de cocaïne en Afrique de l’Ouest à cause de la faiblesse de l’Etat, des institutions corrompues, pas de surveillance accrue au niveau des ports. Selon les estimations de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime, deux à trois tonnes de cocaïne transitent chaque mois par la Guinée-Bissau vers l’Europe. La valeur de ces quantités est énorme : alors que les prix au kilo sont relativement bas en Afrique de l’Ouest, ils peuvent atteindre jusqu’à 70 000 euros par kilo à Berlin, Paris ou Londres. Les drogues acheminées via la Guinée-Bissau ont ainsi une valeur de 140 à 210 millions d’euros par mois sur le marché européen, une somme qui dépasse le budget annuel total du pays, lit-on dans l’article de DW du 05 décembre 2025.

Le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal constituent aussi des points de transit de la drogue. Dakar a un rôle de transit secondaire puisqu’il joue un rôle d’approvisionnement pour Bamako, ce qui en fait une cible, et vice versa.

Le 19 mai 2026, le commandant de l’USAFRICOM a livré devant le Congrès américain un témoignage alarmant : la convergence entre cartels latino-américains et groupes terroristes sahéliens n’est plus un phénomène de transit passif. Elle constitue désormais une infrastructure criminelle permanente et auto-renforçante.

Les groupes armés terroristes sont très actifs au Sahel. Nous pouvons citer le JNIM qui intervient au Mali, Burkina Faso, au Niger ; ISGS/ISSP (ETAT ISLAMIQUE) intervient au Bénin, Mali, Burkina Faso, Niger ; Boko Haram (ISWAP) intervient au Nigeria, Niger, Cameroun. Ces groupes armés terroristes contrôlent les axes routiers imposant des taxes aux trafiquants. Ils participent même à ce trafic de drogue en protégeant la logistique des trafiquants et une couverture zonale en échange de financement pour leurs futures opérations. Ce qui montre que les cartels de drogue participent au financement du terrorisme au Sahel.

Dans le rapport de GAFI d’octobre 2012 sur le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest, à la page 30, citant comme source les « ETATS-UNIS », De Septembre 2009 à Décembre 2009, Issa et deux autres accusés, tous du Mali, ont accepté de fournir aux FARC des services, y compris une assistance logistique et un transport sécurisé pour une cargaison de cocaïne à travers l’Afrique, des faux documents d’identité, et d’ autres soutiens et ressources, sachant que les FARC étaient engagées dans des activités terroristes. Les accusés avaient également convenu de fournir un soutien matériel et des ressources, y compris des immeubles, des devises et des instruments monétaires, à Al-Qaïda et AQMI, sachant que ces groupes étaient engagés dans des activités terroristes, lit-on dans le rapport.

Dans un entretien avec Europe 1 publie le 16 Décembre 2014 et mis à jour le 18 Février 2025, l’ancien ministre mauritanien, Ahmedou Ould-Abdallah confirme la relation entre les narcotrafiquants américains et les groupes armés terroristes au Sahel. Selon lui, il existe des contacts depuis quatre ans entre les deux groupes. Il poursuit que les cartels ont des intermédiaires dans plusieurs régions, lit-on dans l’article de EUROPE 1.

La région ouest-africaine devient de plus en plus dangereuse où les groupes armés terroristes se renforcent grâce au trafic de drogue et leurs connexions avec les cartels sud-américains.

Les Etats africains devront avoir une réponse institutionnelle, embryonnaire pour faire face à ce phénomène

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