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UN AN APRÈS LA PROCLAMATION DE LA RÉVOLUTION PROGRESSISTE POPULAIRE : IBRAHIM TRAORÉ EN MODE THOMAS SANKARA

UN AN APRÈS LA PROCLAMATION DE LA RÉVOLUTION PROGRESSISTE POPULAIRE : IBRAHIM TRAORÉ EN MODE THOMAS SANKARA

Après un an de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire , le Président du Faso, également Président de la Confédération des États du Sahel, le Capitaine Ibrahim Traoré, a fait face à la presse le jeudi 2 avril 2026 pour s’exprimer sur la situation du Burkina Faso.
L’interview a été diffusée en direct par la Radio Télévision du Burkina (RTB), sous le titre : Un an de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire. L’entretien s’est tenu au Palais de la République de Koulouba.

Volet sécuritaire

Dès l’entame de sa communication, le Président Ibrahim Traoré a évoqué la question sécuritaire, un enjeu majeur pour le développement du Burkina Faso. Il a déclaré que plusieurs zones du pays ont été reconquises par l’armée burkinabè, notamment dans le Nord, récupéré depuis novembre dernier jusqu’à aujourd’hui. En effet, avant son arrivée au pouvoir, de nombreuses localités étaient sous le contrôle des terroristes, qui commettaient des exactions contre la population civile.
Par ailleurs, le Capitaine Ibrahim Traoré insiste sur la nécessité de valoriser la ressource humaine. C’est dans ce sens qu’il explique que les soldats ne partiront plus à l’étranger pour se former. Selon lui, les puissances étrangères ne doivent pas former les soldats, car elles imposent leurs programmes et tactiques sans maîtriser le terrain.
Concernant les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), ils ont été élevés au rang d’armée. Cela a nécessité une réorganisation de cette structure en groupements organisationnels au niveau régional et national. Le Président Ibrahim Traoré a fermement rejeté les accusations portées contre les VDP, déclarant : « Ceux qui disent que les VDP commettent des exactions graves, montrez les preuves ! » Selon lui, les VDP ayant commis des fautes sont en prison. De plus, il révèle que des terroristes portent des uniformes militaires de l’armée burkinabè pour commettre des exactions contre la population civile.

Volet politique et social

Un an après la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire, le Capitaine Ibrahim Traoré a profité de l’interview pour critiquer la « démocratie » occidentale importée. Selon lui, elle tue les nations. Il a pris l’exemple de la Libye actuelle, où règnent le chaos, la famine et la misère depuis la mort du révolutionnaire et panafricaniste Mouammar Kadhafi.

Volet économique et développement

Malgré la crise sécuritaire, cela n’empêche pas le Burkina Faso d’avancer sur des projets de développement. Ainsi, le Président Ibrahim Traoré a présenté l’autoroute Ouaga-Bobo comme un projet stratégique. Bien que cette route cause actuellement des accidents, il précise que le projet initial prévoyait 2×2 voies pour 1 000 milliards, mais qu’il a été revu en 4×2 voies.
Dès son installation au pouvoir, le pays traversait des difficultés économiques et était même incapable de payer les salaires. Selon le Président Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a subi des sanctions indirectes, avec le blocage des transactions via la Cédéao – une institution qu’il accuse d’être contrôlée par la France. Par conséquent, le Burkina Faso a dû bloquer sa production d’or pour acheter des armes : « L’or paie les drones », déclare-t-il.
Conscient que la souveraineté ne peut exister sans industrialisation, le Président Ibrahim Traoré encourage la création de petites unités industrielles. Il appelle à une transformation locale, notamment avec la création d’une usine de coton. Il a déclaré qu’il ne veut plus être habillé par l’extérieur et qu’il refuse qu’on leur impose le prix du coton. Ainsi, selon lui, le Burkina Faso doit procéder à la transformation locale. D’après le Président Ibrahim Traoré, il faut produire au Burkina, consommer au Burkina ou en Afrique ; il est temps de s’unir et de comprendre cela. Il a repris cette citation de Thomas Sankara : « Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons. »
Enfin, le Président du Faso a rappelé que les subventions sur les hydrocarbures sont maintenues, malgré la hausse des prix mondiaux.

Questions confédérales, relations internationales et message à la jeunesse

Par rapport à la résolution du Parlement européen sur le cas de l’ex-Président Mohamed Bazoum, le Président du Burkina Faso, également à la tête de la Confédération des États du Sahel, a dénoncé la posture impérialiste de l’Union européenne. Selon lui, l’UE doit cesser de se comporter comme à l’époque coloniale. Il a également critiqué la posture de certains dirigeants africains, qui sont à la merci des Occidentaux.
Le Président Ibrahim Traoré a par ailleurs commenté les défis actuels de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il révèle qu’ils travaillent pour que le bilatéral ne prime pas sur le confédéral.
Face à la montée de l’extrémisme violent, Ibrahim Traoré estime qu’il faut imposer un discours aux prêcheurs religieux pour contrer ce phénomène. Selon lui, chaque fois que l’armée détruit des bases terroristes, elle trouve des livres coraniques. Cela montre que « les jeunes qui prennent les armes sont endoctrinés par leurs chefs, qui leur font croire que cette guerre est religieuse et qu’ils doivent tuer les mécréants », explique le Président du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré.
Sur la géopolitique mondiale, le Président Ibrahim Traoré a présenté la vision globale du Burkina Faso : la souveraineté et l’indépendance, qui sont le moteur du combat. Il évoque la coopération avec la Russie, marquée par un partage d’expériences de guerre et la fourniture d’équipements. « Nous sommes Burkinabè et personne ne viendra se battre à notre place », déclare-t-il.
Ainsi, le Président Ibrahim Traoré conclut par un appel à la jeunesse : rejeter l’endoctrinement terroriste et faire un retour à la science.

Cette interview du 2 avril 2026 est très importante. Le Président Ibrahim Traoré y met en avant sa vision globale pour le Burkina Faso, un an après la proclamation de la RPP : souveraineté et indépendance totale. Face à la presse, il adopte un ton révolutionnaire en lançant un appel au peuple : l’heure de la mobilisation a sonné.

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