Les USA contre-attaquent au Sahel : une diplomatie de choc pour évincer Moscou et étrangler les terroristes
Jimmy Panneta et son collègue Joe Wilson ont présenté le 31 Août 2026 devant le Congrès Américain, un projet de loi bi partisan baptisé « Mali Security Partnership and Counterterrorism Act » qui vise à contraindre l’exécutif d’élaborer une feuille de route contre l’expansion d’Al Qaïda au Mali.
Face à l’activisme des coalitions djihadistes sur le théâtre sahélien, le projet de loi dresse un bilan accablant de la dégradation sécuritaire. Il souligne notamment l’expansion rapide du JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimeen), qui multiplie les assauts coordonnés contre les positions stratégiques et les infrastructures critiques du pays. Selon les parlementaires, le retrait progressif des forces internationales, conjugué à l’affaiblissement de la coopération régionale, a créé un vide sécuritaire. Une brèche que les groupes armés exploitent désormais pour étendre leurs menaces au-delà du Sahel, ciblant directement les États côtiers d’Afrique de l’Ouest, tels que le Togo, le Bénin ou la Côte d’Ivoire.
Au-delà des enjeux militaires, Washington s’intéresse de près à une ressource devenue l’un des moteurs essentiels du terrorisme : l’or malien.
Dans le texte, il est exigé de faire un rapport détaillé du département d’État sur le trafic d’or et la contrebande qui alimentent les caisses des groupes extrémistes. Le rapport inclut :« une analyse des opérations transfrontalières et de la coordination avec les éléments extrémistes au Burkina Faso et au Niger, y compris la logistique, les liaisons de commandement et de contrôle et les couloirs de mobilité » lit-on dans le document.
Le rapport devra identifier aussi « l’évaluation des pipelines de recrutement, y compris l’exploitation des griefs locaux, des tensions ethniques, des vulnérabilités économiques et du déplacement».
Les USA veulent mettre une stratégie diplomatique pour contrer l’influence des groupes armés terroristes et renouer avec une influence déterminante au Sahel. Washington a rouvert des canaux de dialogue avec les pays de l’AES (Alliance des États du Sahel), cherchant à renouer la coopération dans divers domaines. Washington veut constamment réduire afin de réduire l’influence grandissante de la Russie dans cette zone stratégique, où Moscou tente de s’imposer comme un partenaire sécuritaire de premier plan.
Actuellement examiné par la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, ce projet de loi, s’il est adopté, pourrait marquer un tournant important dans l’approche américaine au Sahel. À travers ce document, les USA ne prévoient pas une offensive militaire, mais plutôt une diplomatie offensive avec surtout le ciblage des flux financiers des groupes armés terroristes.
Washington veut lutter contre les leviers économiques des terroristes au Sahel.
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